Inventaire du patrimoine Vendée

Mathilde Pubert, doctorante au chevet des églises flamboyantes du Bas-Poitou

A la fois doctorante et chercheuse de l’inventaire, Mathilde Pubert réalise l’inventaire des églises flamboyantes du Bas-Poitou (Vendée actuelle). Elle mène ses recherches dans le cadre d’une Convention industrielle de formation par la recherche. Ce partenariat est soutenu par la Région avec Nantes Université et l’unité mixte de recherche 6566 CReAAH.

Mathilde Pubert, quel est votre parcours universitaire ?

Je suis un pur produit de l’université de Nantes, où j’ai réalisé ma licence d’Histoire de l’art et mon master de recherche. Ce dernier était consacré aux deux grands portails de l’église vendéenne de Notre-Dame de Fontenay-le-Comte, édifice entièrement reconstruit au cours des XVe et XVIe siècles. Le sujet a ouvert de nombreuses perspectives de recherche que j’ai décidé de questionner dans le cadre d’un doctorat sous la direction d’Hélène Rousteau-Chambon (Nantes Université, UMR 6566 CReAAH) et Jean-Marie Guillouët (Université de Bourgogne, UMR 6298 ArTeHiS).

Fontenay-le-Comte (85), église Notre-Dame, 15 et 16e siècles. ©T. Seldubuisson

Quel est l’intérêt de travailler au sein de l’inventaire général du patrimoine de la Région pour votre travail de recherche ?

L’inventaire propose une approche très efficace pour étudier les larges corpus d’édifices. Sur le seul département de la Vendée, nous comptons plus de 80 églises ou chapelles datant de la fin du Moyen Âge et encore en élévation. Après le repérage de tous ces édifices, la sélection permet de cibler les constructions remarquables ou représentatives. L’inventaire se pense ainsi avec plusieurs échelles : le territoire dans son ensemble, des zones où les églises se ressemblent, et enfin, des focus précis sur certains édifices. Le service Patrimoine, ce sont aussi des photographes, un cartographe-topographe, des chercheurs avec qui échanger et beaucoup d’autres collègues pour m’accompagner quotidiennement dans ce travail.

Mathilde Pubert ©T. Seldubuisson

Quelles sont vos premières découvertes sur le terrain des églises du Bas-Poitou ?

L’étude porte sur les églises paroissiales, chapelles, collégiales, cathédrales et abbatiales reconstruites ou modifiées entre 1380 et 1560 dans les anciens diocèses de Luçon et Maillezais, territoire communément désigné sous le nom de Bas-Poitou (actuelle Vendée).

Le repérage sur le terrain a révélé la grande homogénéité de cette architecture, et cela malgré la diversité des matériaux présents dans le sous-sol local. Les églises flamboyantes situées dans le Haut-Bocage granitique partagent alors leurs caractéristiques principales avec leurs voisines de la Plaine calcaire : un chevet plat, un clocher placé latéralement, des voûtes bombées, etc. Plus l’on ressert notre aire d’étude, plus les constructions se ressemblent. Il y a une vraie dimension géographique à mettre en lumière pour cet inventaire.

POUR S’INFORMER, CONTRIBUER, PARTICIPER :  

Mathilde Pubert, chercheuse au service Patrimoine – Région des Pays de la Loire
mathilde.pubert@paysdelaloire.fr

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